L’aliénation imaginaire .

Elle fait suite à la formation du Moi suite à l’expérience du stade du miroir . Elle va devenir une opération par laquelle le sujet humain se constitue , le processus par lequel sa personnalité se forme et se transforme en se différenciant et en se faisant par rapport à des caractéristiques prises sur le modèle d’autrui .

C’est dans la situation propre au complexe d’oedipe que fait suite la problématique de l’aliénation imaginaire de tout être humain .

A partir de là on peut indiquer le leurre d’engager une psychanalyse qui s’emploierait à consolider un Moi supposé fragile , au lieu de déterminer les conditions à travers lesquelles il devient possible à un sujet d’advenir dans l’ordre symbolique qui donne un sens à son histoire personnelle .

Mais ce sens personnel ne peut se positionner que par rapport à une ambiance désirante dépendante d’une dimension d’extériorité .

Faire la part des choses dans tout individu de ce qui relève de l’imaginaire et du symbolique est aussi difficile que de cerner la genèse de l’imaginaire dans l’action quotidienne de chacun de nous vis-à-vis de ce qui ressemble un temps soit peu à une dynamique symbolique .

Si se faire aimer à tout prix des autres reste bien de l’ordre symbolique , de l’ordre du langage ou du désir , il est nécessaire dans une civilisation médiatisée par l’image de ne pas aboutir à une déformation qui insiste non pas dans nos cerveaux mais surtout dans nos esprits .

 

 

 

Les différents symptômes .

Dans cet article nous allons dynamiser les symptômes communs à tous les sujets .

L’analyse du symptôme névrotique a la particularité avec les pathologies perverse et psychotique de présenter la genèse de la problématique oedipienne . Ces trois cas semblent révéler dans l’identification un processus de maintien ( sous forme d’un trait identificatoire ) des limbes de l’objet dont la dépossession affecte le sujet .

Dans le symptôme névrotique , le Moi s’appropie en le déplaçant un des traits de la personne désirée , qui se signale ici par son manque , et dont le sujet joue par identification le désir , serait-ce en se le défendant .

Dans la structure perverse , dans l’homosexualité masculine en particulier , aimer l’objet comme l’on fut aimer par lui , définit une stratégie de non renoncement , où l’identification narcissique préserve l’objet perdu en le remplaçant par soi-même .

La psychose , la mélancolie plus précisément , permet , en en grossissant le processus , d’apercevoir le rôle de l’identification dans la formation du Surmoi , mais sous la modalité de sa fixation narcissique .

C’est donc bien dans la situation propre au complexe d’oedipe que se manifeste bien l’action des différents symptôme de l’être humain , et cela via la fonction de l’identification qui exprime l’opération par laquelle le sujet humain se constitue , le processus par lequel sa personnalité se forme et se transforme en se différenciant , ainsi qu’en faisant siens les aspects , les traits , les propriétés pris sur le modèle d’autrui .

Nos discours intérieurs insistants .

Nous avons une particularité d’avoir en nos seins un cerveau qui nous parle sans s’arrêter . Son fondement est étroitement lié à nos naissances via le refoulement originaire par une répétition de refoulements secondaires , ce qui conduit à faire de nous des êtres de langage .

Il serait intéressant de savoir comment cela se produit ?

Grâce aux schémas lacaniens on sait maintenant que le refoulement initial ou originaire dépose dans un LIEU qu’ on appelle Autre , un ENSEMBLE de désirs dans un creuset appelé phallus car il est synonyme de cause de désir .

Et ce creuset est commun à tous les désirs des êtres humains , on pourrait même ajouter qu’il est fédérateur .

L’être humain va donc recevoir de ce dépôt son message , mais en sens contraire , via un huit en forme horizontale , et cela grâce aux moteurs pulsionnels de tout son corps .

De toute façon cette réception en sens contraire de son message pour l’individu n’est possible que dans ce sens-là, à cause de son infrastructure , bref de sa constitution qui elle n’est effet que de structure . On y peut rien car d’une certaine manière le langage va devenir et fonctionner de la même manière que l’instinct, élaboré et développé dans  le milieu animal : il n’y a donc aucun autre moyen .

De là nous allons dépendre de ce creuset , de cet Autre qui ne peut que passer son temps à nous parler .

Quand le refoulement originaire va aboutir à dynamiser l’Autre

Le refoulement originaire forme le refoulé initial , noyau inaugural qui fonctionne désormais comme un pôle d’attraction , comme une des causes et comme la condition de tout refoulement postérieur et qui en tant que tel va constituer un deuxième temps nommé refoulement proprement dit ou refoulement après-coup .

Le refoulement originaire institue l’inconscient ce qui a fait dire à Jacques Lacan que … Le langage est la condition de l’inconscient . La reduplication que le discours provoque est ce que Freud nomme l’ Urverdrängung  » qui se conçoit comme le processus d’expulsion et d’exclusion inaugural d’un signifiant devenant inconscient , en même temps déterminant de l’avènement de toute subjectivité .

Dans sa compréhension psychanalytique , elle est la conséquence des effets imposés par la sructure symbolique du complexe d’Oedipe .

C’est le processus de la métaphore paternelle qui y préside , et par laquelle un élément signifiant , celui du désir de la mère , va devenir inconscient car désigné métaphoriquement désormais par le signifiant « du Nom-du-Père  » qui constitue le modèle du refoulement .

Le refoulement proprement dit est possible sur la seule base de substitutions signifiantes dont la métaphore paternelle annonce l’ouverture et assure la répétition .

Au temps du refoulement originaire l’infans va déposer dans un lieu dit Autre ses pulsions basiques incestueuses ( phallus ) , véritable creuset inter et trans-subjectif en perpétuel mouvement qui va incessamment le rappeler à l’ordre dans la grande voie du désir , de l’ordre symbolique .

 

 

L’appareil psychique

Freud utilise la notion d’appareil psychique pour éclairer une certaine complexité du fonctionnement mental . Car c’est une façon de configurer une vision du psychisme comme architecture vivante , loin des conceptions ésotériques qui cherchaient à tout prix  à rendre pour l’homme une inapproche de sa propre définition .

Bref à brouiller les pistes de la recherche intérieure de l’être humain .

On désigne en psychanalyse l’appareil psychique comme ensemble de systèmes distincts , ayant chacun des fonctions propres , des contenus spécifiques , des caractéristiques différentes , et une disposition ordonnée les uns par rapport aux autres , dans des topiques ou lieux distincts .

Freud a été amené au cours de son travail à proposer deux topiques différentes et successives . Dans la première , l’appareil psychique est composé de l’Inconscient , du Préconscient et du Conscient aux frontières desquels des censures opèrent .

La deuxième topique distingue le ça , réservoir pulsionnel et contenant des désirs refoulés , du moi , médiateur entre le ça et la troisième composante de l’appareil psychique : le surmoi , dont les exigences perpétuent celles des interdits parentaux dont il est l’intériorisation .

Une fois ces bases théoriques fixées , développées ultérieurement , il est nécessaire ici de signaler que tous ces lieux , instances et autres systèmes internes de la subjectivité humaine qui vont jusqu’à se combattre dans le for intérieur de chaque être, ne trouvent aucunément un intérêt propre dans l’analyse de chacun , mais au contraire aide à affirmer que la complexité même de l’être humain est à rechercher dans le décryptage d’un langage en plein développement , et cela à son insu , exactement comme dans l’évolution des espèces dans la nature avec l’instinct .

D’un côté l’instinct , de l’autre côté le langage, deux modalités de développement d’espèces .

Pour la modalité du langage il ne serait pas surprenant de voir que celui-ci irait vers le Verbe, d’où il serait issue après le big bang .

On est issue du Verbe et on retournerait vers le Verbe .

 

L’analysant, acteur de son analyse

Ceux qui passent à l’analyse, viennent en général d’une psychothérapie.

Non pas parce que cette dernière a été infructueuse, mais bien parce qu’elle n’a pas permis de poser les questionnements en profondeur.

Ces personnes agissent de la même manière que les analysants qui découvrent le problème du sens, au cours du déroulement de l’analyse, sans étape psychologique.

La similitude est frappante dans un cas comme dans l’autre.

Si bien que dans les deux cas l’analysant devient acteur de son propre programme psychanalytique.

Même si sa parole bute sur le silence de l’analyste.

Ce silence surprend au début l’analysant, mais s’estompe ensuite dans la progression de sa psychanalyse.

A la surprise de l’analysant,qui sent son analyse sortir des brouillards de son mental, de ses fantasmes.

Et surtout de voir que ses dits s’agencent dans une chaîne signifiante, qui est littéralement éloignée du domaine de la psychologie classique préoccupée par une adaptation forcée de l’être humain au social, au collectif.

Le début de sortie d’analyse .

L’être humain est projeté incessamment dans une chaîne de langage qui le domine et le détermine .

Va se poser souvent au cours de la cure la direction vers laquelle le langage ( Autre ou Inconscient ) le pousse ou l’a poussé depuis toujours .

On a déjà dit et décrit le leurre dans lequel s’engagerait une psychanalyse s’employant à consolider un Moi supposé fragile, au lieu de déterminer les conditions à travers lesquelles il devient possible à un sujet d’advenir dans l’ordre de l’Inconscient ou  symbolique, et ce indépendamment de son âge, où peuvent s’articuler les structures qui donnent un sens à son histoire personnelle .

Les paroles de l’analysant ont souvent d’ailleurs l’occasion de quoi surprendre l’analyste lui-même durant le déroulement de la cure, du fait des réaménagements de sens qui se produisent incessamment chez le curiste grâce à la parole, signe d’un manque récurrent, comme chez tout un chacun .

Car l’être humain va se rendre compte qu’il participe à son insu à un langage en perpétuelle construction . De spectateur, il va devenir acteur de ce constat .

 

L’impossible ou la butée en psychanalyse .

L’impossible ou la butée ont été systématisés théoriquement par Jacques Lacan très tardivement grâce à l’apport de la philosophie structuro-matérialiste de Friedrich Hegel . Cette notion est capitale quant à l’analyse de l’être humain .

Avec l’imaginaire , le symbolique et le réel , nous avons déjà vu que nous constituons une structure que Lacan avait introduit dans un noeud de trois ficelles , appelé le noeud borroméen , créant ainsi des champs connexes dans l’être humain qui avaient la particularité de le faire mouvoir , et de lui donner une consistance , même si cette dernière demeurait complexe .

C’était traduire aussi que la sortie d’analyse ne se faisait pas sans effort de compréhension d’un sujet de l’inconscient en perpétuelle reconsidération de lui-même , appelant un autre , en l’occurrence ici l’analyste , à être le sujet supposé savoir , loin des effets transférentiels de sa propre subjectivité , mais bien au contraire du désir de l’objectivité de sa constitution symbolique qui va surprendre les deux acteurs , à inscrire dans une chaîne signifiante .

C’est cette objectivité même des comportements humains que la butée va passer son temps à limiter à défaut de cerner . Et cela ne peut se faire que dans le registre du réel . Ainsi donc l’incommunication des rapports humains c’est la butée . Le fameux lâcher prise des psychologies c’est la butée … Bref tout ce qui ne peut et ne doit se dire .

Cette dimension réelle ne cesse de ne pas s’écrire .

 

Le transfert ( suite) .

Le transfert est une forme originale de relation entre l’analysant et l’analyste dans le cadre de la cure analytique.
La notion de transfert montre de prime abord le caractère fondamental de l’importance de l’affectif dans les relations humaines,à la fois intersubjectives dans leurs modalités et transindividuelles dans leurs finalités .
Car si l’analyse intellectuelle du transfert s’est faite par Sigmund Freud au cours des multiples cures qu’il a effectuées chez ses patients, il n’en est pas moins vrai que cette notion fondamentale se retrouve toujours dans les recoins de toutes les conversations entre individus,conversations qui tendent toujours vers une demande de reconaissance entre chaque personne,bref une demande d’amour qui ne peut se satisfaire.

Car quand l’analysant dans le cadre de la cure, tombe dans l’ illusion d’appeler son analyste à tenir lieu en étant personnifié d’objet sur lequel s’actualise son désir, il est frappant de constater que cette situation est généralisée dans tous nos rapports sociaux .

Le manque (suite) .

En psychanalyse le manque va comme moteur être étroitement lié au devenir de chacun .

D’où la suprématie du signifiant qui va apparaître comme élément essentiel constitutif du langage, dans un inconscient structuré comme un langage qui n’échappe pas aux règles développées par de Saussure en linguistique .

Ainsi donc le signifiant va être l’équivalent de la notion de manque et de désir .

C’est dans le mouvement du flux signifiant que doivent être recherchés avec précision ces manques relationnels intersubjectifs qui déterminent les étapes successives de tout un chacun dans son devenir, de voir tout ce qui l’ a influencé  pour atterrir dans telles situations particulières ou sociales .

Car ne nous y trompons pas le manque est bien la modalité importante de toute évolution à l’insu de nous tous .

 

 

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