censure en psychanalyse

Pour avoir une vue concrète de l’inconscient,j’ai toujours proposé aux patients de se référer à cette série britannique »Le prisonnier »,dans laquelle sur mer on voit toujours émerger un grand ballon de couleur blanche qui ramène au large le fugitif.

La censure,en psychanalyse est de ce type.

Du fait que c’est un mécanisme inconscient.

Il y a en a d’autres.

Que le refoulement a créé.

La pratique de la cure analytique a toujours été marquée,suite à son déroulement,par ces censures,par ces trous de mémoire,par ces blancs,dont il faudrait chercher les compléments de sens dans les paroles des autres.

Là où elles prennent le plus leur efficacité.Car si le langage est inter-individuel et trans-individuel,il fait du sujet de l’inconscient un sujet dépendant de l’autre,de l’extériorité,du regard des autres,du paraître.

Ce langage dominé par la répétition des mêmes évènements et des mêmes situations,pourrait nous faire tenter de croire que sa programmation est faite par la main invisible d’un chef d’orchestre.

Il n’en est rien car le langage est effet de structure dont les éléments constitutifs sont la diachronie et la synchronie.

Ces deux éléments constitutifs crèent une logique compréhensive attirante et permanente pour des personnes intuitives regroupées en chapelles.

C’est oublier encore une fois que l’être humain a une vision déformée par un prisme que j’appelle l’équivoque,dans laquelle l’intuition et les croyances restent subjectives donc trompeuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

Psychanalyse et télépathie

Dans la psychanalyse lacanienne cela n’a rien de paradoxal, car on reconnaît l’interdépendance des relations humaines, comme d’ailleurs leurs solidarités.

Le bonheur des uns ferait-il le malheur des autres?

La télépathie relève du domaine de la science aussi surprenant que cela puisse paraître.

Nous avions parlé déjà du chiffre 3.

Or la télépathie serait véhiculée par le circuit du réel, à côté des deux autres registres qui rappelons-le sont l’imaginaire et le symbolique.

Nous avions dit que le symbolique était le royaume du signifiant et que l’imaginaire relevait du domaine de l’identifiant.

Le réel d’où débouche la télépathie quant à lui est le terrain de l’interférent.

Les jeux mathématiques liés aux matériaux qui les constituent,font que nous rentrons en interconnexion les uns les autres.

De là il n’est aucunément difficile de rentrer en contact les uns les autres cérébralement.

Mon expérience montre que ces interconnexions aux influences apparentes, sont très gênantes dans nos quotidiens.

Elles envahissent nos pensées éveillées ou endormies.

J’ai toujours affirmé,même pour ceux qui sont handicapés par cette situation,que le combat en vaut la chandelle.
Ce qui veut dire que plus vous êtes télépathés plus vous êtes riches intellectuellement.

Le problème des scientifiques qui s’adonnent à ce genre de pratique,c’est qu’ils ne comprendront jamais la primauté du signifiant sur le concept,en d’autres termes sa primauté sur l’identifiant et sur l’interférent.

Les psychanalystes lacaniens préféraient parler de forclusion de la castration,à l’égard de la démarche des scientifiques qui méconnaissent la suprématie de la castration.

Car le sujet de la psychanalyse est le sujet merveilleux de la castration.

Le sujet de la psychanalyse

C’est dans sa complexité que cet enfant prodige de la psychanalyse (traduire sujet de la psychanalyse) livre toutes ses facettes.

Le sujet de la psychanalyse est structural, dans l’impossible du réel, dans l’aliénation de l’imaginaire, et dans le constituant du symbolique.

Sans compter qu’il peut être l’effet du signifiant, l’interpellé de l’interférent, et l’influencé de l’identifiant.

Ces deux axes mathèmiques doivent être précisés ici.

Structural, c’est l’interdépendance avec l’extérieur du sujet en relation avec les autres, dans une synchronie et une diachronie.

L’impossible du réel, c’est le manque d’adaptation du sujet au monde du langage, au monde du désir, qui fait que ce dernier devient lieu de pièges qui se referme sur le sujet de la communication, à cause des inombrables équivoques qu’il implique.

L’imaginaire est aliénant car il est un registre de méconnaissance pour l’individu.

Le symbolique est l’ordre du signifiant par lequel le sujet advient et qui constitue l’altérité où il se détermine.

La primauté du signifiant sur le concept consacre le sujet comme effet du signifiant fugace, ce dernier ne se prêtant à aucune sorte de cogitation car déterminant l’inconscient du sujet comme discours de l’Autre.

Les identifiants sont à l’imaginaire ce que les signifiants sont au symbolique.L’identifiant trouve sa source dans le signifiant avant de s’en séparer ou d’en être éjecté.Synonymes de signifiés,les identifiants accroissent la complexité méconnaissante du sujet.

Les interférents sont les rébus des deux autres catégories.Ils sont du registre du réel.Ils plaisent aux manipulateurs qui ont perfectionné la télépathie.

Mais ces derniers feignent d’ignorer que le retour du bâton réside dans le fait que le réel forclot la castration:traduction de la règle que la science est le règne de la forclusion de la castration.

Le travail du rêve et inconscient

C’est à partir du travail du rêve que Freud a défini sa théorie sur le déplacement et la condensation, qu’on peut définir brièvement comme des opérations qui sont au principe de la disposition des pensées latentes du rêve dans leur rapport à son contenu manifeste.

La condensation et le déplacement sont loin d’être des modes essentiels du fonctionnement des processus inconscients primaires et sont au travail dans les diverses formations de l’inconscient comme le symptôme, le trait d’esprit ou le lapsus.

A partir des thèses linguistiques de Roman Jacobson, selon lesquelles la construction de la phrase par un sujet parlant repose sur les choix sémantiques à l’intérieur du champ des signifiants à sa disposition d’une part, et, d’autre part, de combinaisons syntaxiques des éléments choisis, en lesquelles Jacques Lacan retrouvait les procédures appelées métaphore et métonymie par la rhétorique classique, il a pu ressaisir dans ces termes mêmes les notions freudiennes de condensation et de déplacement.

Lacan a pu élaborer une théorie originale et féconde, de l’inconscient structuré comme un langage.

Psychose

On peut voir dans la psychose, la situation dans laquelle se trouve un individu dont le rapport à la réalité a été perturbé, et dont la communication avec autrui est marquée de difficultés, où se laisse sentir une rupture plus ou moins importante.

Il taut se référer à Freud pour différencier la psychose de la névrose.

La névrose et la psychose diffèrent essentiellement en ce que, dans la première, le moi, au service de la réalité, réprime un morceau du ça,  tandis que dans la psychose il se laisse emporter par le ça à se détacher d’un morceau de la réalité.

On peut donc la résumer comme perturbation du rapport à la réalité et comme échec de la situation de communication.

Car la psychose révèle par la négative le lien intime entre notre aperception de la réalité et la position qu’occupe autrui comme source et comme destinataire de la communication.

L’échec que constitue la psychose marque les limites dans lesquelles sont circonscrites l’efficacité et la théorisation psychanalytiques, auxquelles elle s’offre comme un défi.

Le déroulement de la cure

Le fait d’être allongé pour le patient, présente l’avantage pour l’analyste de lever les refoulements secondaires de l’analysant.

Le tout est structuré par la règle fondamentale.

C’est une invitation à une parole abandonnée à la libre association.

C’est en invitant l’analysant à suspendre son intention de signification consciente, que l’on fait apparaître les consécutions des éléments signifiants, tels qu’en lui ils s’articulent, sous les aspects d’un discours dont est constitué son inconscient.

Ce dernier laisse apparaître ses contenus, comme ce qui tombe dans l’esprit, à la condition que volonté ou jugement conscients soient suspendus.

La règle fondamentale a donc comme objet la libre association, invitation à l’expression libre par le patient de ce qui vient dans son esprit, sans discrimination ou omission, qui inaugure, détermine et structure définitivement la situation psychanalytique.

La règle fondamentale est donc la clef d’ouverture du discours inconscient aussi bien que de son incidence transférentielle, cette dernière constituant en la personne de l’analyste le gond qui lui imprime l’orientation de son mouvement pendant la cure.

La fin d’analyse permet au sujet de se situer.

Il est sûr qu’en enlevant tous les parements ou  travestissements, dont le sujet a dû déployer pour continuer à senser son existence, lui permet en fin d’analyse de comprendre son positionnement, sa place sociale.

Être tributaire du regard de l’autre pour donner un sens à sa vie, véritable moteur, nécessite des ajustements permanents d’une assise fragile, de ce réel dur à digérer.

La cure permet d’appréhender toutes les facettes caractérielles qui en ont découlées.

C’est la symptomatologie qui y préside.

Car l’évantail est large dans la qualification de la psychose, de la névrose et de la perversion.

C’est la traduction de cet être labyrinthique.

Cet enfant prodige de la psychanalyse qui doit sa genèse au complexe de castration.

A ce refoulement originaire qui faisait dire à Jacques Lacan, que l’être humain est un moins un, et qui me fait dire à moi- même, à sa suite, que l’être  humain est une soustraction.

Soustraction de sa naissance, lui interdisant le désir d’inceste, pour l’amener à participer, à son insu, à la construction d’un langage en perpétuel devenir.

Labyrinthe individuel qui le condamne à trouver sa place dans un labyrinthe social, tissé de liens tentaculaires.

Sa non-adaptation à ce tissu social se traduisant par des remaniements en cascade à l’intérieur de son psychisme.

Le tout dans des déterminations signifiantes qu’il faut décrypter, comme ont été décryptées les hiéroglyphes.

 

 

 

Le sujet de l’inconscient 1

Le sujet est assujetti à la parole, à l’ordonnance des signifiants, dans lequel il émerge et se réalise.

La scotomisation du sujet ou éclipse, ne peut se réaliser que par sa représentation par un signifiant qui le représente non pas pour lui-même ou pour un autre sujet, mais pour un autre signifiant.

Il est donc comme sujet du discours soumis à la loi du signifiant, dont Lacan formule la logique suivant les deux tropes de la métaphore et de la métonymie qui y président.

La suprématie du signifiant consacre ce glissement incessant de la signification qui caractérise le fonctionnement de l’inconscient.

Jacques Lacan propose une définition de la quête que constitue le désir et de l’expression qu’est le symptôme, à partir des figures de la métonymie et de la métaphore.

Il fait du procès du premier un cheminement métonymique et du second une forme métaphorique.

intersubjectivité et réel

L’être humain ou le sujet de l’inconscient, est dominé dans sa finalité par l’extériorité et l’organisation du réel, que l’on peut assimiler dans ce dernier cas, à une véritable gestion de son temps.

L’intersubjectivité est la dope du sujet. Son addiction profonde qui pervertit tout son accomplissement qui le rend impossible.

Le réel est sa lourdeur quotidienne, son mal de vivre, sa pesanteur du temps, ces heures qu’il faut à tout prix passer, à défaut de manque de motivation, comme ils disent.

L’être humain est un manque récurrent.

Un manque à être comme disait Jacques Lacan.

D’ailleurs ceux qui positivent, comme ils disent, miment Sisyphe.

Le drame là-dedans, c’est que l’extériorité ou l’intersubjectivité pervertissent complètement le sujet dans sa constitution personnelle, dominé ou esclave du regard des autres.

Un tel ou une telle passe un message à travers tel mass-média basé sur l’image ou le son, qu’il en devient aimantisé lui-même.

Même si le message ne le satisfaît pas dans son manque, demain il fera de la télé, du cinéma, de la presse écrite, de la radio et du casting, jusqu’à s’en consument ses moindres désirs, qui sont par nature inconsumables.

Car c’est oublier que tous ces désirs se constituent à partir du complexe de castration.

signifiant et culture

Comment peut-on caractériser les liens entre signifiant et culture ?

Car la première notion a une connotation sexuelle liée au refoulement originaire, tandis que la deuxième notion serait plus élevée.

Freud suppose que certaines activités humaines auxquelles une société accorde une grande valeur, telles que la création artistique ou l’investigation intellectuelle, bien qu’indifférentes manifestement dans leur visée à une dynamique et à une économie sexuelles, ne trouvent pas moins leur ressort énergétique dans la pulsion sexuelle.

On nomme cette capacité d’échanger le but sexuel originaire contre un autre but, qui n’est plus sexuel mais qui lui est psychiquement apparenté, capacité de sublimation .

La notion de sublimation oblige à une reconsidération de la thèse selon laquelle le but de la pulsion serait la satisfaction.

Mais en fait se pose le problème de la nature même de la satisfaction pulsionnelle.

N’y-a t’-il pas un problème d’inadéquation de la pulsion même ?

Problème qui fait intervenir la notion de désir, moteur du registre du symbolique.

Car le désir surgit de cette non-satisfaction même de la pulsion.

Cette inscription de la pulsion quant à son objet dans le registre du désir,l’élève à une autre dignité que celle du besoin purement basic et animal,et articule son processus à la dimension intersubjective que le désir suppose dans le symbolique,règne du signifiant.

 

 

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