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Les conflits psychiques intérieurs .

Le conflit psychique définit une situation dans laquelle s’opposent en un même sujet des tendances internes contraires .

Souvent les analysants au cours de la cure parlent d’un combat intrasubjectif entre les instances psychiques .

Ici loin de rentrer dans une genèse explicative théorique trop compliquée, nous dirons que tout cela s’inscrit dans une conception dynamique du psychisme .

En effet, les conflits psychiques internes prennent en psychanalyse une valeur générale que l’on pourrait qualifier même d’objective puisque ils deviennent noyau constitutif du sujet humain, culminant en cela dans la position du complexe d’oedipe,  conflit nucléaire par excellence de la subjectivité .( Nous irons jusqu’à affirmer même que le but de l’être humain est de rechercher la connaissance, soit de type divin, soit comme le disait Jacques Lacan de trouver un sens symbolique pour cerner son histoire personnelle . Freud n’avait-il pas ouvert la voie en disant que tout le monde pouvait se soigner par lui-même en atteignant cette compréhension des choses, indépendamment de la profondeur de ses maux et de ses symptômes ? Et surtout en dehors de toute intervention d’analyste en fin de cure ) .

Tout le monde est obligé de connaître cette situation même si les expériences de chacun de nous, dans nos quotidiens nous donnent l’impression d’y passer outre .

C’est ce qu’on appelle l’appréhension du réel qui reste tributaire des particularités de la disposition symbolique, et qui le plus souvent permet à l’individu de se réfugier dans l’imaginaire,  où comme on le dit si souvent : on s’occupe . Mais à quoi ?

Le stade du miroir .

Jacques Lacan a introduit sous le nom de stade du miroir, la conception d’une expérience primordiale dans la constitution de l’être humain, puisqu’en elle se joue la genèse du Moi . C’est en s’identifiant à l’image du semblable ou à sa propre image spéculaire, que l’enfant parvient à se percevoir dans une forme totale de lui-même, qui auparavant lui faisait défaut . Si cela rend possible pour lui l’anticipation de son unité corporelle à un moment où il en est encore dépourvu, elle consacre en même temps le caractère imaginaire du Moi se constituant comme souche des identifications . Ainsi le Moi apparaît comme une instance aliénante, comme une cause de méconnaissance permanente qui donne leur fondement à des relations de nature imaginaire, empreintes d’agressivité .

Mais la théorie de Jacques Lacan a la grande particularité de nous montrer qu’en s’admirant dans le miroir, l’enfant en gesticulant va mimer les caractères des autres ( notamment de son entourage immédiat ), créant en cela en son sein la sublimation narcissique, source de toutes les motivations et passions qui vont se dérouler le long de son proche devenir .

L’imaginaire va devenir un ordre de tout ce en quoi l’être humain se leurre, en y voyant un lieu de sens primordial de ce qu’il est, faute de reconnaître la primauté du signifiant et non du signifié, dont tout effet imaginaire relève .

Et c’est bien dans cette intersubjectivité signifiante que tout être humain va échouer à faire advenir sa propre réalité, complètement happé par le mouvement inconscient ou signifiant qui lui retire tout pouvoir de cogitation et qui l’anesthésie, bref qui lui retire toute mémoire momentanée d’appréciation des évènements . Et pour cause, car l’accession au langage lieu de manque fait de l’être humain un être représenté par un signifiant ( synonyme aussi de manquant ou de désirant ) pour un autre signifiant .

Le narcissisme .

Le narcissisme naît à partir de la constitution du sujet de l’inconscient dès sa naissance à partir du registre de l’Imaginaire, dont on sait que le fantasme est une des productions , et le poursuit tout le temps de son devenir dans son Moi , vis-à-vis de l’extériorité des autres sujets de l’inconscient .

Car l’altérité, nous l’avions souligné, est fondamentale pour tout individu , étant donné qu’elle a les mêmes propriétés qu’une dope .

C’est de la naissance que l’infans a recherché la valeur du regard tiers à partir de son entourage , et cette démarche inconsciente va le poursuivre toute sa vie dans tous ses environnements successifs . A noter au passage que cette recherche de regard ne peut avoir qu’une connotation d’amour ou signifiante .

Ainsi donc on peut entendre la fonction du narcissisme comme permanence d’une certaine cohérence de tout individu dans sa subjectivité , qui se bat pour éviter qu’elle se déconstruise face à l’altérité et l’intersubjectivité . Nous ne pouvons que constater que cela conduit à une situation aliénante du Moi et de méconnaissance des autres .

On peut sans conteste dire que le narcissisme va être à la source de toutes nos passions et motivations, à partir uniquement des premiers regards signifiants reçus et perçus par l’infans .

Le problème qui va en découler et qui n’a jamais été réglé théoriquement jusqu’à présent est soit, au niveau de l’influence subjective, la prédominence de la génétique sur l’Imaginaire ou l’inverse, comme source de passions et de motivations subjectives .

La relation d’objet en psychanalyse .

La relation d’objet est déterminante pour chaque individu .

Mais d’emblée il faut nécessairement ajouter que cet objet peut être subjectif ( l’essentiel de nos relations interpersonnelles ), mais aussi objectif ( et cela se vérifie dans différents domaines de la vie psychique, que ce soit dans le fétichisme voire dans les domaines impersonnels de l’objet : dive bouteille, cigarettes ou autres ) .

Ce qui intéresse le psychanalyste ici c’est le caractère castrateur ( il faut entendre castration ici en tant que manque et non pas comme organe défonctionnalisé par castration chimique par exemple) d’une telle relation à l’objet, qui se traduit dans le quotidien de chacun par le fait qu’une telle relation est déterminante à défaut d’être nécessaire .

Cette relation ne peut se concevoir en dehors du fait que l’extériorité du sujet de l’inconscient le hante sans cesse tout le long de son devenir d’une part, et que cette extériorité implique une intersubjectivité qui nous rend dépendant les uns les autres d’autre part .

Si on ajoute à cela la peur du manque d’objet et la peur de la perte d’objet, qui conduit nécessairement à l’angoisse et donc à la castration, on voit bien que la psychanalyse va permettre de donner tout le sens de sa vie au patient, par la prise de conscience des étapes de sa vie basées sur les formes dialogiques des conditions intersubjectives qui les ont déterminées .

Mécanisme de défense en psychanalyse .

L’expression mécanisme de défense est utilisée en psychanalyse pour désigner différentes opérations psychiques visant à préserver l’intégrité, l’unité, l’équilibre du Moi .

La cure permet de confirmer qu’il sert à maintenir une certaine constance, une permanence dans le domaine de la subjectivité, car la menace qui motive sa mise en jeu est celle de la pulsion comme excitation interne, et c’est sur les représentations auxquelles elle est liée qu’opère le processus défensif .

Ainsi, Freud emploie l’expression de mécanisme de défense pour caractériser des processus tels que le refoulement, le renversement du but de la pulsion en son contraire, le retournement sur soi de l’investissement objectal .

Sans rentrer dans le détail d’autres mécanismes, on peut dire qu’en leurs seins se déploient toute une gamme de notions qui n’ont en commun que de désigner les figures des statégies élaborées par le Moi dans le mouvement de méconnaissance du désir inconscient auquel il est voué.

Notons même que d’en être l’agent, le Moi n’est pas moins dans l’ignorance de ses propres mécanismes .

Ces mécanismes se présentent donc comme le versant imaginaire des formes, des modalités selon lesquelles s’articule la relation du sujet à son propre désir, et ne trouvent leur fondement dernier que dans l’ordre symbolique, du langage, auquel elles sont subordonnées, dont elles puisent leur possibilité, et dans lequel elles peuvent se résoudre .

Inconscient structuré comme un langage

Le langage est constitué de signifiants qui sont ses éléments constitutifs. Ce qui fait de chacun de nous des parlêtres dépendants collectivement .

L’être humain est lié intimement par ses mots, à l’ordonnance de ces signifiants, jusqu’à être dominé dans sa représentation même, par un signifiant qui le représente pour un autre signifiant. C’est ce qu’on appelle le symbolique, lieu du langage par opposition à l’imaginaire lieu du signifié, aboutissant au concept et donc à cette primauté du signifiant sur ce dernier .

C’est dans cet espace entre ces deux signifiants que se constitue le discours du sujet.

C’est ce qu’on appelle le lieu d’émergence du sujet.

Si on ajoute que l’être humain est inscrit dans une chaîne parlée, qui a la caractéristique d’être reliée entre les sujets intersubjectivement, jusqu’à une interdépendance et complémentarité, le rôle de l’analyste est bien de rechercher ces signifiants qui rebondissent d’un sujet à un autre sujet.

Le meilleur exemple de ces ébullitions langagiques, je les ai trouvé dans les pubs irlandais, lieu de paroles qui s’imposent, et où le silence n’existe pas.

Il fallait que ça sorte ou que ça se dise.

 

Les mots – clefs de fin d’analyse

La théorie du processus primaire avancée par Sigmund Freud nous a montré qu’une pensée dominante et déterminante était très active au sein de tout un chacun, et cela le plus souvent à nos insus, sur le plan de l’inconscient .

Son fondement s’est fait à partir de la théorie du complexe d’oedipe . Elle aboutit à la grande règle de la primauté du signifiant sur le concept, qui fait du premier un langage basé uniquement sur la castration, avec son vocabulaire propre de signifiants et non de signifiés, soumis au refoulement originaire dont est issu l’interdit de l’inceste . Il faut souligner d’emblée que nos grands débatteurs, même s’ils développent de riches idées, restent quand même dominés par un manque récurrent qui est ressenti dans le corpus de leur raisonnement, étant donné qu’ils dénient en permanence cette castration dont nous sommes tous soumis à nos insus .

D’ailleurs c’est ce complexe qui façonne totalement nos personnalités .

Si la source se situe au niveau de l’oedipe, les modalités quant à elles se placent au niveau du sexe .

C’est ce qui faisait dire à Jacques Lacan que tout être humain est normé  pour le sexe . Le sexe est omniprésent dans la vie des individus .

C’est donc bien la situation oedipienne qui est la source de toutes nos pensées . Ces dernières ont une connotation sexuelle qui aboutissent à une tentative de résolution dans le langage ou symbolique .

La fin d’analyse quant à elle doit passer par ce canal .

 

 

 

Les lois économiques du fonctionnement psychique .

Ce titre mérite qu’on s’y attarde du fait que notre quotidien est envahi par des idées et pensées envahissantes qui ont la particularité de ressurgir constamment à nos insus.

Freud énonçait tout le long de son travail un ensemble de lois générales qui régissent le fonctionnement de notre psychisme .

Sous les noms de principes d’inertie, de constance ou de Nirvana, il désigne des lois économiques relatives et intimement liées à une véritable régulation de l’énergie psychique .

Cela conduit l’appareil psychique à modifier les tendances de nos activités mentales voire à réduire le plus souvent à zéro les niveaux d’excitation et à assurer un écoulement libre et complet de l’énergie cérébrale .

C’est l’inconscient qui coache chaque personnalité suivant le mode de fonctionnement décrit et développé dans la théorie  du processus primaire .

Tout cela ne saurait être indépendant de la dialectique et surtout de la problématique du complexe d’oedipe au sein desquelles s’articulent nos significations respectives, perverties le plus souvent par des pensées qui font surface à nos insus, et surtout nous déterminent.

Les différents mathèmes

C’est le chiffre 3 qui apparaît le plus souvent.

Dans les trois registres notamment, que sont l’imaginaire, le symbolique et le réel.

Jacques Lacan les conçoit comme des champs connexes, noués les uns aux autres de façon à déterminer une structure, avec les conséquences que cela implique au niveau de la diachronie et de la synchronie de l’arrivée des évènements, dans le cadre de la théorie des ensembles en mathématiques.

Le caractère ternaire du modèle psychanalytique, dans les topiques freudiennes notamment, s’il débouche sur les trois distinctions lacaniennes n’a rien à voir avec les triades hégéliennes, synthétiques ( thèse, antithèse, synthèse ) .

Ce modèle semble viser à ordonner les trois champs dans lesquels l’homme échoue répétitivement à faire advenir sa propre réalité.

Que ce soit dans le moi ( imaginaire ), où il éprouve son aliénation, dans le symbolique auquel il est soumis, ou dans le réel qui lui est impossible, le sujet rencontre le fait de son hétéronomie, la persistance de la contariété où il se trouve, et l’absence, selon la psychanalyse, d’un pôle idéal où elle pourrait se résoudre.

En fait la fin de cure va simplement démontrer que chaque sujet est là pour en découdre avec un message inconscient insistant qui l’anime, notamment dans les idées envahissantes, et qu’il s’agit à tout prix pour l’analyste de décrypter, afin de faire accéder l’analysant à une connaissance infinie dont il est un élément .

 

 

La psychanalyse est une véritable théorie du manque

Il faut apprendre à cercler et à gérer le manque.

Le grand autre (Autre) est le lieu d’ébullition du manque. D’où l’insistance d’un discours insistant en nous tous matérialisé par des pensées à répétition, le plus souvent impossibles à taire et constamment réprimées . D’où le plus souvent une peur évidente qui en découle, et qui nous fait oublier qu’on est tous issu d’un stade appelé refoulement originaire .

Cette ébullition se traduit par de l’interpellation, du forçage de la part du grand autre : on appelle cela le désir de l’Autre; on a l’impression que Ce dernier force dans l’illégalité pour orienter le désir du sujet (se souvenir des interrogations de Jacques Lacan dans ses Ecrits : que me veut l’Autre ? Et de répondre à son auditoire qu’il est nécessaire d’apprendre à savoir différer sur chacun de nos désirs ). La démarche de Lacan avait beaucoup intéressé les théologiens du Vatican .

Elle se concrétise dans une insistance de la chaîne signifiante.

Quoiqu’on fasse, on est toujours attiré par l’Autre, soit vers le bas dans le labyrinthe subjectif, soit vers le haut dans l’interpellation du désir de l’Autre (extériorité du flux signifiant ou altérité irréductible). Si l’insistance voire la persistence du discours se continue, elle va nécessairement déboucher sur des cas de névroses ou de psychoses profondes .

Ainsi aux USA il y a un regain d’exorcistes influencés par l’apport de l’occultime caraïbain . Mais comme dans le passé ils ne s’intéressent qu’aux maux, et oublient de s’occuper à la fois de ces derniers mais aussi de la personne humaine qui est hantée, et qui donc les exprime avec encore plus de violence .

 

 

 

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