• Accueil
  • > santé,psychanalyse,connaissance,initiation

Archive pour 'santé,psychanalyse,connaissance,initiation'

Le flux signifiant 2

Le flux signifiant permet , pour le sujet de l’inconscient , de prentre conscience de tout cet enchevêtrement de faits , qui s’origine à partir de l’Autre.

Et cette constatation consciente devient réussie à partir des données de la cure , notamment dans le cadre de l’opération de la parole libérée de l’analysant , dans une situation de transfert.

Il est évident que cette prise de conscience a quelque chose d’angoissant pour l’être humain , dans la mesure où dans cette démarche , rythmée par le point capiton , elle lui fait découvrir ce que Lacan appelait « Les ratages de la saisie de l’objet ».

En d’autres termes cela signifie que l’individu est toujours passé à côté de ses désirs , de se qu’il a cru être ses désirs , dans leurs  difficiles maîtrises.

Loin de se morfondre dans cette situation , accentuée par la méconnaissance qu’induit l’imaginaire , il s’agit pour l’analyste de montrer au contraire à l’analysant que ce schéma simpliste ne traduit en rien la situation psychanalytique.

En l’occurrence il faut faire admettre au patient que ce flux signifiant , cette chaîne signifiante insistante , n’est en rien culpabilisante du fait qu’elle est un flux déterminant , qui s’impose constamment tout le long du devenir de l’être humain , et que ce dernier n’a jamais le recul suffisant pour en appréhender la finalité , à chaque fois.

C’est ce qui faisait dire à Jacques Lacan que le sujet de l’inconscient « a toujours été ».

Division du sujet et clivage du Moi

Lorsque Freud a élaboré sa théorie sur le clivage du Moi et la division du sujet ( Ichspaltung ) c’était pour donner une réponse à une insistance qui se faisait pressante dans le discours de ses analysants , en position allongée sur le divan .

Dans ce blog nous avions déjà parlé des idées et pensées envahissantes dans le psychisme de l’être humain , ce qui faisait dire à Jacques Lacan qu’elles étaient de véritables parasites .

Là où tout s’est corsé c’est qu’en analyse on est arrivé à deux sortes de pensées envahissantes : celles propres à l’existence de l’être humain et celles qui lui sont étrangères .

Et donc pour ces dernières , il est délicat de les rattacher au schéma classique de la théorie de la séparation de l’appareil psychique en différents systèmes ou instances , ou encore de les relier à un effet  de l’exclusion du champs de conscience du sujet d’un contenu psychique suite à l’action du refoulement  , même si l’intérêt de l’analyse freudienne du phénomène de division concerne la seule instance du Moi .

Jacques Lacan  a repris la notion de Spaltung pour démontrer qu’elle était opération fondatrice de la subjectivité , déductible de l’instauration de la métaphore paternelle qui marque l’accès et la soumission du sujet au langage comme ordre symbolique .

Et cette admission au langage ou règne signifiant , lui fait co-exister dans son cerveau deux partitions de pensées dont les plus étrangères ne cessent de le surprendre , à défaut de les rattacher à une chaîne signifiante , où elles trouveraient un sens .

 

Le symbolique en psychanalyse

Le symbolique constitue un registre à côté du réel et de l’imaginaire .

Ce qui va nous intéresser ici , c’est sa genèse du fait de sa spécificité,  car rappelons-le , le symbolique est de l’ordre du signifiant qui lui-même est de l’ordre du désir , par lequel le sujet advient , et qui constitue l’altérité où il se détermine .

Sa genèse est inséparable de la notion de nature . Mais de la nature ,  le symbolique s’est créé à partir d’une règle universelle qui est l’interdit de l’inceste , qui lui-même s’est imposé dans les psychismes des êtres humains à partir de l’opération du refoulement .

Et de-là la séparation avec la nature va de soi par le fait que le désir naissant va se  socialiser  et se «  dénaturaliser  » , c’est-à-dire qu’il va se séparer du besoin primitif .

Le monde dans lequel nous vivons , est le monde qui est à son paroxysme en ce qui concerne la toute-puissance du désir , à cause du développement des mass-médias .

Si le désir est partout , il s’agit pour la psychanalyse d’en cerner les contours et les frontières , notamment avec le besoin et la demande .

Mais nous le verrons ultérieurement , il faudra aussi en déterminer les pathologies dans les symptômes des êtres humains .

Car les sur-désirs et les sous-désirs , les rejets , les manques , les êtres non-désirés , tout cela va traduire des remaniements dans les psychismes , jusqu’à poser des problèmes fondamentaux quant à la solidité même de l’assise de nos civilisations , à défaut de son artificialité .

 

 

 

L’agencement de la nature et de la culture en psychanalyse

Les relations entre la culture et la nature sont étroites en analyse ,  et se nouent dans l’ordre symbolique qui , rappelons-le ,  est l’ordre du signifiant .

L’attention que la psychanalyse prête aux effets imaginaires révèle rapidement , malgré l’inertie et la résistance qui les caractérisent , leur inconsistance , et rend manifeste la dimension d’un ordre symbolique qui est au principe de leur mode de déploiement et de leur orientation .

Ce n’est pas de s’arrêter aux facteurs imaginaires que la cure analytique peut trouver le ressort de son efficacité , mais de les rapporter au caractère fondateur de la parole qui les supporte , et d’inscrire cette dernière aux conditions qui rendent son fonctionnement possible et permettent de comprendre les conséquences dans le rapport particulier du sujet parlant au réel , dont elle est la cause .

Par là sont justifiées les incursions faites par Jacques Lacan dans le champ de la linguistique comme dans celui de l’anthropologie , tels que les ont marqués de leur empreinte Roman Jakobson et Claude Levi-Strauss .

Saisir la nature de l’inconscient sur cette base qu’il est structuré comme un langage , et exploiter , selon l’indication de Claude Levi-Strauss , le fait que le langage est un des systèmes symboliques qui comme tels est inséparable de l’ordre de la nature et donne son fondement à l’ordre de la culture , constitue une prémisse suffisante pout orienter la réflexion psychanalytique vers l’explicitation des modalités selon lesquelles l’ordre symbolique est déterminant pour le sujet humain ,  même si sa création reste variable et sa solidité fragile .

Le sujet désirant

En tant que sujet désirant ,  le sujet de l’inconscient ou individu est la personne que l’on rencontre tous les jours .

Il serait intéressant ici d’analyser la genèse de cet état qui rappelons-le est l’état positif et social de toute personne .

Car tout être humain est appelé à se définir dans la structure intersubjective que constitue le complexe d’oedipe . L’enfant y est précipité par la perception de l’absence du pénis chez la mère , ce qui l’engage dans un mouvement allant de son identification imaginaire à l’objet du désir maternel à son réveil comme sujet désirant , à l’intérieur d’une dialectique intersubjective de désirs .

Le désir va permettre au sujet d’entendre son discours tout le long de son devenir , et ce désir au départ va être celui de la mère pour le père dont l’infans va à tort confondre et s’accaparer pour lui-même ,  jusqu’à s’en défaire via le refoulement originaire ou métaphore paternelle , ce qui va lui permettre d’accéder au monde du langage ou monde symbolique .

Il est à noter que ce schéma va nous constituer tous comme humains , pervertis par la recherche incessante d’un besoin d’amour et de considération de la part des autres , et cela jusque dans nos mentaux où va prédominer la suprématie du signifiant sur le concept .

Mais cette suprématie nous condamne à raisonner de manière particulière loin des canons des sciences dites exactes .

L’éveil en psychanalyse

Dans cette matière où l’être humain est littéralement dominé par un labyrinthe intérieur , la prudence reste la règle .

Ce n’est pas pour rien que les Anciens parlaient qu’avant de juger les autres  il fallait se connaître soi-même .

Il n’est pas ici question de parler des règles de  lâcher prise  ou autres  sciences dites comportementalistes ( béhaviorisme ) . D’autres personnes le font bien .

Nous établirons les règles à partir des dires des patients durant le déroulement des cures . Car d’ores et déjà on peut dire qu’une cure en évolution positive est le fruit d’une demande du patient lui-même , et non de l’analyste qui assiste  surpris parfois par l’initiative de l’analysant lui-même , comme si ce dernier était animé par un langage en plein mouvement loin de ses actes , quasiment abandonné , voire possédé .

L’avantage qu’a la psychanalyse sur les autres approches de l’homme , c’est qu’elle le libère en le plaçant dans une situation de parole abandonnée ( voir la notion de libre association ) .

Et cette parole abandonnée du patient est non seulement consignée mais surtout signifiée .

C’est à partir de là qu’on arrive à établir des règles générales vérifiables dans d’autres psychismes .

Il ne faut pas s’y méprendre : si l’être humain n’a pas une approche du SENS de son intérieur , son éveil éventuel  non seulement sera lacunaire , car cantonné dans des visions soft , mais cette demande de SENS ressurgira avec plus d’acuité douloureuse à défaut d’être insistante et pressante dans sa résolution .

 

L’objet ( a )

L’introduction de l’objet ( a ) dans la théorie de Jacques Lacan va prolonger la notion freudienne d’objet partiel en l’inscrivant dans une topique du désir, ainsi que la notion d’objet transitionnel introduite par D.W. Winnicot . Pourquoi cela ? C’est que la prise de contact de cet objet dit détachable du corps humain dès ses débuts naît à partir de l’observation par l’infans, lors du stade du miroir, de ses organes investis par lui-même qui vont le poursuivre durant toute sa vie, et créer des désirs sur les organes des autres ultérieurement, d’où la notion de corps morcelé dont l’objet ( a ) est l’illustration la plus explicite .

Toutes ces théories tentent de décrire la situation psychique comme interaction avec l’extérieur en faisant appel au terme de relation d’objet, dans laquelle il convient de ne pas perdre de vue la fonction du fantasme dans le rapport que le sujet entretient avec le réel .

Le désir naît à partir de la non-satisfaction même de la pulsion tendu vers un objet hallucinatoire et donc à fortiori impossible dans sa consistance et surtout dans sa prise, c’est ce qu’on appelle l’objet (a) ( lire objet petit a ) .

En devenant différent du besoin, le désir va devenir le trait d’union entre un objet et un sujet ou être humain, mais dans une approche et une appropriation partielle . Va donc se poser la question de savoir quel est le contenu de cet objet (a) cause du désir de tous les êtres humains ?

Il se compose de quatre éléments qui ont trait aux parties du corps humain à savoir le regard, la voix, les seins et les fèces .

On voit bien ici que ce qui prime c’est le caractère personnel de l’objet .

Quoiqu’il en soit ce sont ces quatre éléments qui constituent l’univers fantasmagorique du sujet voué au désir, et qui le hantent toute sa vie . Ce qui dans une certaine mesure veut dire qu’à la source de la pulsion sexuelle liée à la libido, va se construire un fantasme recouvrant un objet qui n’a plus rien à voir avec une quelconque personne humaine . D’où en partie les problèmes dans les couples qui ont glissé d’une pseudo relation d’amour au départ à une situation de conflit entre partenaires, voire à une intermédiation de copinage par peur de solitude ( voir le problème de l’appréhension du réel et de son organisation ) .

En fin d’analyse on se rend compte qu’on a tous été amoureux physiologiquement d’un organe .

 

Le sujet de l’inconscient et le signifiant

L’être humain est un pur produit de l’inconscient structuré comme un langage , et par là même de la primauté du signifiant sur le concept .

Si cette théorie a été élaborée suite aux dits des analysants durant le déroulement de leurs cures , il n’en reste pas moins vrai qu’elle est riche de conséquences au niveau des effets thérapeutiques , jusqu’à même à affirmer qu’elle est fondamentale quant à la reconsidération et à la redéfinition des symptômes et des pathologies humaines .

Si on prend l’exemple de la psychose dans laquelle on affirmait il n’y a pas longtemps qu’elle se décelait par rapport à un sujet qui se parlait à soi-même déconnecté de la réalité ( d’aucuns en l’occurrence n’hésitant pas à affirmer que c’était le réel qui parlait à la place du sujet ) , tout cela aboutissait à oublier que  la névrose créait elle aussi d’énormes difficultés pour le patient en tant que sujet de la communication , jusqu’à examiner le plus souvent une incompréhension dialogique avec l’extériorité .

Les relations de l’être humain étroites avec le signifiant , découvertes durant le déroulement de la cure ( voir règle fondamentale ) , nous oblige à réorienter nos recherches dans le sens que «  ça parle beaucoup dans le sujet de l’inconscient  » .

Mais qui parle ? Il ya le transindividuel , mais aussi l’intersubjectif pour ce qui concerne le présent , et quand on approfondit il y a aussi le passé et le futur . Il faut dire ici que le phylogénétique devrait être approfondi chez tout un chacun, pour se rendre compte de toutes les richesses intérieures, et considérer qu’une synthèse individuelle est un pur leurre .

Soyons en sûr , quand le langage insiste chez les sujets , c’est que quelque chose essaye de passer .

 

Le réel en psychanalyse : la contrariété .

Le réel est une notion essentielle qu’il ne faut pas confondre avec le terme de réalité, en psychanalyse .

Si Jacques Lacan l’avait théoriquement systématisée,  c’est grâce à l’apport de la discipline de la philosophie .

Nous avions vu que le réel est impliqué par la notion même de symbolique, en raison de la part que ce dernier prélève au monde pour en être la représentation. Mais le symbolique d’où advient le genre humain est un lieu fluctuant puisque c’est le règne du désir et donc du manque subjectif, à la fois dans une dimension infra-subjective et intersubjective .

Et donc le réel n’a pas sa place dans le symbolique car il ne se révèle pas, et comme l’écrivait Jacques Lacan : pour le réel, quelque bouleversement qu’on puisse y apporter, il y est toujours en tout cas à sa place, il l’emporte collée à sa semelle, sans rien connaître qu’y puisse l’en exiler  » .

On reconnaît bien là l’apport de la philosophie dans son analyse théorique de la distinction entre les notions de réalité et de réel dans laquelle il n’est pas le moment de disserter dans ce message .

Mais rien nous empêche présentement de développer au sens pratique les principaux contours du réel .

Il se présente dans l’intersubjectivité comme une contrariété objective, par exemple une rencontre qui n’en finit pas de déstabiliser l’individu . Et la particularité de cette rencontre évènementielle ou aléatoire est d’être subite dans son origine, et de se rapporter à des faits humains ou non-humains .

Et sur le plan subjectif, le réel est étroitement associé à l’objet soit de la pulsion,  soit de l’amour ou de la haine, soit du désir .

Mais dans tous ces cas il aboutit à une contrariété, à des empêchements, à des remises en questions pour les personnes, et surtout à de l’incompréhension difficilement digérable, bref à une impossibilité de communication intersubjective, voire même à une impuissance  . D’ où les difficultés d’accès au monde du désir et du manque, bref du symbolique.

Mais surtout le réel marque la butée de tout être humain ( voir les relations entre le symbolique, l’imaginaire et le réel ), qui aboutit à l’impossible de se déterminer comme personne indépendante .

Car les problèmes de communication, ou les pièges de la communication intersubjective, sont surtout tributaires de nos assises névrotiques courantes dans notre civilisation . Le réel va plus loin du fait qu’il nous montre de par sa butée ou limite, nos limites dans la connaissance, elle-même marque semble t’il d’une détermination liée à un fatum . Dans nos quotidiens, il ne s’agit donc pas uniquement de confondre cette notion à un ratage permanent pour l’être humain, mais plutôt d’assister et de décrire le décalage entre la pensée et l’assise matérielle intersubjective de nos sociétés .

A ce stade on voit toute la différence entre le réel et la réalité .

Appréhension du réel et altérité irréductible de l’être humain

L’être humain n’existe qu’au travers du regard des autres, dans une altérité irréductible. Et cette dernière est entièrement inhérente à la constitution même du sujet de l’inconscient, et cela depuis sa naissance suite à la relation père-mère .

C’est dans cette situation que naît l’angoisse.

Cette dernière traduit la position du sujet mobilisé à capter le désir de l’autre à tout prix, de peur d’échouer dans sa tentative.

Car la situation du sujet est bien de faire de l’autre, un sujet de désir de son propre désir.

Il faut que tu m’aimes avant d’espérer que je t’aime, est bien la demande d’un chèque en blanc.

Mais le désir d’un désir ou ordre symbolique ne se décrète pas.

S’il n’y a pas cette correspondance, on reste dans l’ordre de l’imaginaire, ordre ou registre de la propre méconnaissance du sujet, bref de la demande qui ne possède aucune consistance intersubjective .

Si le symbolique ne se décrète pas, c’est qu’il s’impose.

Faisant des sujets, des sujets de l’inconscient ou du signifiant.

C’est le règne du signifiant sur le concept.

Cette situation inconfortable ou irréelle, contribue en quelque sorte à se tenir éloigné du réel, troisième registre après l’imaginaire et le symbolique.

Car on appréhende le réel, en tant que difficile à vivre.

D’où le fait de l’organiser et de l’agencer.

Tout cela démontre les difficultés d’accomplissement total de l’homme dans l’ordre symbolique, et la persistance de son désir de s’y achever, en même temps que son horreur d’y être aliéné.

 

12345...13
  • octobre 2021
    L Ma Me J V S D
    « août    
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • psychanalyse,inconscient,compréhension

Agir et Créer en Conscience |
quelques petits remèdes nat... |
Parce que la terre nous a t... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | evaluationmedecin
| mesotheliomalawfirm
| cleohlala