Archive pour juin, 2019

Psychanalyse et durée

La parole libérée dans le cadre de la cure analytique impose un recul important de la part de l’analyste ,  pour étudier l’enchevêtrement de faits vécus par l’analysant tout le long de son  devenir , à travers ses dits.

C’est ce qu’on appelle s’atteler à l’étude des déterminations symboliques.

Les faits peuvent venir de façons objectives comme les évènements ou les aléas , ou aussi de manières plus subjectives par l’intermédiaire de l’action ou de l’inaction de personnages plus ou moins proches.

Le silence de l’analyste n’existe que dans le cadre d’une préoccupation d’agencer ces faits ,  non pas pour leur donner une logique de développement qu’ils n’auront jamais ,  mais bien de les rapporter à l’inhérence de la personnalité même de l’analysant ,  dans ce qu’il a dû supporter tout le long de son devenir.

En d’autres termes ce ne sont pas les faits qui font les individus mais bien ces derniers qui vont orienter les faits afin de les intégrer dans des chaînons de significations inter-subjectives , et cela de manière inconsciente.

Et ces chaînons continueront ensuite à produire des effets chez les autres. C’est pour cette raison que Jacques Lacan comparait les individus à des signifiants , comme éléments constitutifs d’un langage à décrypter , qui s’influencent les uns les autres.

La sortie de cure avec la durée ,  permet  de disséquer cet évolutionnisme objectif  inhérent à chaque individu , et de faire comprendre que l’influence qui en sort ,  à de quoi surprendre l’analysant , ce  qui le conduira obligatoirement à reconsidérer son assise relationnelle de proximité ou plus éloignée.

 

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