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Archive pour septembre, 2018

Le réel en psychanalyse : la contrariété .

Le réel est une notion essentielle qu’il ne faut pas confondre avec le terme de réalité, en psychanalyse .

Si Jacques Lacan l’avait théoriquement systématisée,  c’est grâce à l’apport de la discipline de la philosophie .

Nous avions vu que le réel est impliqué par la notion même de symbolique, en raison de la part que ce dernier prélève au monde pour en être la représentation. Mais le symbolique d’où advient le genre humain est un lieu fluctuant puisque c’est le règne du désir et donc du manque subjectif, à la fois dans une dimension infra-subjective et intersubjective .

Et donc le réel n’a pas sa place dans le symbolique car il ne se révèle pas, et comme l’écrivait Jacques Lacan : pour le réel, quelque bouleversement qu’on puisse y apporter, il y est toujours en tout cas à sa place, il l’emporte collée à sa semelle, sans rien connaître qu’y puisse l’en exiler  » .

On reconnaît bien là l’apport de la philosophie dans son analyse théorique de la distinction entre les notions de réalité et de réel dans laquelle il n’est pas le moment de disserter dans ce message .

Mais rien nous empêche présentement de développer au sens pratique les principaux contours du réel .

Il se présente dans l’intersubjectivité comme une contrariété objective, par exemple une rencontre qui n’en finit pas de déstabiliser l’individu . Et la particularité de cette rencontre évènementielle ou aléatoire est d’être subite dans son origine, et de se rapporter à des faits humains ou non-humains .

Et sur le plan subjectif, le réel est étroitement associé à l’objet soit de la pulsion,  soit de l’amour ou de la haine, soit du désir .

Mais dans tous ces cas il aboutit à une contrariété, à des empêchements, à des remises en questions pour les personnes, et surtout à de l’incompréhension difficilement digérable, bref à une impossibilité de communication intersubjective, voire même à une impuissance  . D’ où les difficultés d’accès au monde du désir et du manque, bref du symbolique.

Mais surtout le réel marque la butée de tout être humain ( voir les relations entre le symbolique, l’imaginaire et le réel ), qui aboutit à l’impossible de se déterminer comme personne indépendante .

Car les problèmes de communication, ou les pièges de la communication intersubjective, sont surtout tributaires de nos assises névrotiques courantes dans notre civilisation . Le réel va plus loin du fait qu’il nous montre de par sa butée ou limite, nos limites dans la connaissance, elle-même marque semble t’il d’une détermination liée à un fatum . Dans nos quotidiens, il ne s’agit donc pas uniquement de confondre cette notion à un ratage permanent pour l’être humain, mais plutôt d’assister et de décrire le décalage entre la pensée et l’assise matérielle intersubjective de nos sociétés .

A ce stade on voit toute la différence entre le réel et la réalité .

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