Archive pour juin, 2017

La notion de sens dans la psychanalyse

Le sens en psychanalyse est tributaire de deux facteurs.

Qui sont d’une part l’altérité et le réel d’autre part.

Loin d’être façonné par des facteurs passés de façon statique, l’être humain est façonné de manière dynamique par une série de réajustements liés au regard des autres ( ce qu’on appelle communément dans notre discipline l’altérité ou l’extériorité de l’être humain ), et à l’organisation de son assise, elle-même tributaire du relationnel, et cela tout le long de son devenir. Ainsi chacun va s’inscrire dans une situation de désirs personnels face à d’autres désirs d’autrui ( théorie du désir d’un désir ), répétitifs, sucessifs et évolutifs qui vont avoir la particularité de le façonner et le déterminer, et surtout de peser plus que son passé sur ses situations présentes, par la force d’influence qui va s’en dégager .

Dans ce dernier cas on parlera de réel, en tant que registre lié aux deux autres registres que sont le symbolique et l’imaginaire ( car il ne faut pas oublier que l’ensemble de ces trois registres constituent l’être humain en tant que structure ) .

Ces prémisses sont intéressantes car elles vont guider toute la cure du sujet humain.

Car une cure réussie n’est pas liée simplement à la résolution des problèmes de la petite enfance: la fessée répétitive de maman, la haine contre papa, le manque de désir pour l’infans naissant, et j’en passe ( mais qui paradoxalement sont remémorisés sous une autre forme au cours de la cure ) .

Si le sujet se constitue à la source par le refoulement originaire, cette constitution ou naissance, même pesante, ne présente pour l’analyse qu’un caractère de base, certes important.

La psychanalyse durant le déroulement des séances, va rendre possible au contraire au sujet, la restitution des moments importants de son passé, non pas en les confirmant comme des évènements qu’il suppose avoir vécu, mais en les considérant comme des moments à chaque fois particuliers d’organisation du réel, régis non pas par la raison individuelle mais par la forme véritablement dialogique des conditions intersubjectives qui les ont déterminées.

L’orientation d’ensemble de la cure peut être comprise ainsi comme l’actualisation des formes d’organisation subjectives du réel jusqu’à leur moment ultime, où ce sont les coordonnées de la situation psychanalytique elle-même qui constituent le cadre d’un saisie originale des conditions d’appréhension du réel par le sujet.

D’où le fait présentement de cerner ce réel qui s’inscrit dans une dynamique à la fois intersubjective et à la fois dans une statique interne au sujet . Il faut savoir d’ores et déjà que dans les deux cas les situations engendrées sont indigestes pour tout sujet au plan de la communication . Car en effet, dans l’intersubjectivité ce sont les déterminations séparées du symbolique qui peuvent devenir insupportables à vivre : par exemple être prisonniers de terroristes suite à détournement de véhicules, après-midis pesants, nuits qu’on appréhende par peur de l’insomnie etc… et au plan statique voire intrinsèque c’est toutes situations de communication dans lesquelles l’individu a du mal à parler et dit souvent l’inverse de ce qu’il veut dire . Dans ces deux cas  le réel est non seulement l’impossible mais bien la contrariété .

Ainsi le sens en psychanalyse en découle . Il tient au fait que la visée de l’analyse est l’explicitation du désir inconscient, non pas tant comme recouvert par la poussière du temps mais pouvant émerger par sa signification nouvelle .

La notion de satisfaction en psychanalyse .

C’est Sigmund Freud qui avait élaboré à travers sa théorie des processus primaire et secondaire , que l’être humain visait dans le processus primaire l’établissement sans détour d’une identité de perception , c’est-à-dire la reproduction de type hallucinatoire de la représentation liée à l’expérience de satisfaction .

Par là l’auteur introduisait une visée subjective de l’être humain animée par des forces désirantes en son for intérieur qu’impliquait et explicitait la notion de phallus .

Il détachait sa pensée de la suggestion de son ami Fliess , qui accordait dans la problématique de la différence des sexes une grande importance à la bisexualité biologique constitutionnelle de l’être humain .

Le père de la psychanalyse a été amené à affirmer la prévalence du phallus , comme signifiant privilégié dans la détermination de la situation sexuelle inconsciente de l’un et de l’autre sexes .

Car cette dernière vient à se définir , selon la psychanalyse , dans la structure intersubjective que constitue le complexe d’Oedipe . L’enfant y est précipité par la perception de l’absence du pénis chez la mère , ce qui l’engage dans un mouvement allant de son identification imaginaire à l’objet du désir maternel à son réveil comme sujet désirant , à l’intérieur d’une dialectique intersubjective de désirs , dont le phallus constitue en même temps le lieu d’appel et le défaut qui en justifie la motivation .

Que les avatars de ce mouvement ne soient pas les mêmes pour les deux sexes , n’affecte en rien la fonction phallique , exclusive dans la formation d’un sujet ( masculin ou féminin ) voué au désir .

Les conséquences vont être importantes du fait que tout individu va être dominé cérébralement , par la primauté du signifiant ( désir ) sur le concept ( discours de l’université et de la science ) .

 

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