Archive pour mai, 2017

La motivation en psychanalyse .

C’est un thème important du fait qu’il met en présence, d’une part la motivation qui implique l’idée d’un volontarisme de l’être humain, et d’autre part l’Inconscient structuré comme un langage avec la conséquence que cela conduit, à savoir le mouvement des signifiants déterminant tout sujet humain .

Les notions psychanalytiques de sublimation et de transfert vont nous aider à expliquer cette aporie .

Dans le premier cas nous trouvons une première tentative de desciption de cette contradiction dans l’hypothèse freudienne d’un support donné à la voie de transformation des pulsions sexuelles par leur étayage sur celles d’autoconservation . Leur attraction vers des buts non-sexuels serait possible grâce aux mêmes voies que celles de leur retentissement éventuel sur les autres fonctions somatiques .

Dans un deuxième temps, après l’introduction de la notion de narcissisme, Freud indique que la désexualisation de la pulsion dans le cadre de la sublimation, nécessite un retrait de la libido, de la pulsion sexuelle sur le Moi . Ainsi la sublimation resterait donc tributaire de la dimension narcissique du Moi, dépendante de l’activité de motivation, qui conduit dans l’interpellation de l’être humain à lui-même à savoir, qui il est concrétement, et surtout à savoir ce qu’il croît être le sens de sa vie dans son quotidien ?

Le transfert qui présente le dialogue de deux personnes offre l’opportunité de sortir l’analysant de la pesanteur de la solitude . Il démontre en fait que la motivation reste tributaire d’une réédition des relations du sujet avec les figures parentales sur la personne de l’analyste . La passion de chacun naît bien du désir personnel d’autres désirs à la fois originaires et présents, véritable quête à décrypter comme des hiéroglyphes . Les créations personnelles des uns et des autres dépendent bien, comme la fin d’analyse le dévoile, de l’amour de papa-maman, voire aussi le plus souvent de ce même amour qui a été transféré sur d’autres personnes .

 

Psychanalyse et liens de parenté .

C’est Claude Levi-Strauss qui avait en anthropologie, confirmée par la linguistique ethnologique de Roman Jacobson, systématisé cette théorie du lien de parenté et de ses applications identiques universelles sociales dans les groupes humains des moins au plus évolués . Notamment sur les problèmes de hiérarchie au sein des familles, et surtout eu égard aux places respectives entre les membres de la famille, ainsi que sur les mariages de sexe opposé .

Ces règles qui en découlent se vérifient dans toutes les sociétés, de la tribu aux sociétés complexes .

La psychanalyse qui ne s’arrêterait qu’à des effets imaginaires de tout individu révèlerait rapidement leur inconsistance, d’où le fait qu’elle doit les rapporter à un ordre symbolique, à un ordre du langage qui le sépare de l’ordre de la nature .

 

Les travaux sur l’interdit de l’inceste comme loi universelle et comme limite où se séparent et se répondent l’ordre de la culture et celui de la nature, ne sauraient dès lors manquer d’alimenter la réflexion psychanalytique contemporaine sur la nature et sur la fonction symbolique du complexe d’Oedipe . C’est dans ce sens que Jacques Lacan avait dirigé son travail, en définissant la situation oedipienne comme fonction de l’ordre symbolique où elle prend son sens .

Par là, il semble rejoindre l’inspiration freudienne, qui voyait dans l’Oedipe la forme d’un destin . ( Ajoutons que ce complexe d’Oedipe est bien la marque la plus expressive du principe du lien de parenté, puisqu’il met en présence le père, la mère et l’enfant .) .

Freud disait qu’il doit y avoir à l’intérieur de nous une voie prête à reconnaître en Oedipe la puissance contraignante du destin .

Saisir la nature de l’inconscient qu’il est structuré comme un langage et considérer que le langage est un des systèmes symboliques qui comme tel donne son fondement à l’ordre de la culture, constitue une prémisse suffisante pour orienter la réflexion psychanalytique vers l’explicitation des modalités selon lesquelles l’ordre symbolique est déterminant pour le sujet humain qui se libère ainsi de la nature en accédant au culturel .

Les trois lois qui se dégagent de cette situation sont la prédominance du père, le régime de la nomination dans la fratrie et la règle du respect entre les générations .

Or notre époque confirme la mutation qui menace ces trois données essentielles, liées au fait du rabaissement de l’autorité paternelle, au dérèglement des rapports  respectifs au sein de la fratrie, et au manque de respect entre les générations . L’évolution technique complexe marque bien le changement de nature des liens de parenté que le symbolique avait rendu nécessaire, pour aboutir au règne du réel qui accroît l’incompréhension à la fois sur le plan objectif et subjectif . D’où le monde de violence qui en découle .

 

 

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