La forclusion en psychanalyse .

La notion de forclusion, introduite par Jacques Lacan qui l’emprunte au domaine juridique où elle signifie la déchéance d’un droit non exercé dans les délais prescrits, et qui correspond à l’un des sens de la Verwerfung ( refus, rejet ) selon son usage freudien, sert à saisir la genèse de la psychose notamment à travers un rejet d’un signifiant fondamental, celui du Nom-du-père, dont la forclusion barre l’accès du sujet à l’ordre symbolique, et à la métaphore paternelle où il s’inaugure, et à la fonction signifiante du phallus, selon laquelle s’y articule la problématique de la castration .

Le problème de la forclusion comme conséquence de la pathologie de la psychose conduit à la perturbation du rapport à la réalité pour l’individu, ainsi qu’il marque aussi son échec de sa situation à la communication intersubjective .

C’est dans cette situation que l’on voit bien par la négative le lien intime entre notre aperception de la réalité et la position qu’occupe autrui comme source et comme destinataire de la communication .

La forclusion comme abolition symbolique rend problématique la fonction du signifiant dans nos relations pour certains sujets, et surtout pour le psychanalyste appelé à  » socialiser  » en vain les psychotiques .

Mais cette situation paradoxale a la particularité de nous montrer tout le panorama des différents psychismes constituant la psychanalyse, et surtout l’inconscient du langage .

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