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Archive pour septembre, 2011

intersubjectivité et réel

L’être humain ou le sujet de l’inconscient, est dominé dans sa finalité par l’extériorité et l’organisation du réel, que l’on peut assimiler dans ce dernier cas, à une véritable gestion de son temps.

L’intersubjectivité est la dope du sujet. Son addiction profonde qui pervertit tout son accomplissement qui le rend impossible.

Le réel est sa lourdeur quotidienne, son mal de vivre, sa pesanteur du temps, ces heures qu’il faut à tout prix passer, à défaut de manque de motivation, comme ils disent.

L’être humain est un manque récurrent.

Un manque à être comme disait Jacques Lacan.

D’ailleurs ceux qui positivent, comme ils disent, miment Sisyphe.

Le drame là-dedans, c’est que l’extériorité ou l’intersubjectivité pervertissent complètement le sujet dans sa constitution personnelle, dominé ou esclave du regard des autres.

Un tel ou une telle passe un message à travers tel mass-média basé sur l’image ou le son, qu’il en devient aimantisé lui-même.

Même si le message ne le satisfaît pas dans son manque, demain il fera de la télé, du cinéma, de la presse écrite, de la radio et du casting, jusqu’à s’en consument ses moindres désirs, qui sont par nature inconsumables.

Car c’est oublier que tous ces désirs se constituent à partir du complexe de castration.

signifiant et culture

Comment peut-on caractériser les liens entre signifiant et culture ?

Car la première notion a une connotation sexuelle liée au refoulement originaire, tandis que la deuxième notion serait plus élevée.

Freud suppose que certaines activités humaines auxquelles une société accorde une grande valeur, telles que la création artistique ou l’investigation intellectuelle, bien qu’indifférentes manifestement dans leur visée à une dynamique et à une économie sexuelles, ne trouvent pas moins leur ressort énergétique dans la pulsion sexuelle.

On nomme cette capacité d’échanger le but sexuel originaire contre un autre but, qui n’est plus sexuel mais qui lui est psychiquement apparenté, capacité de sublimation .

La notion de sublimation oblige à une reconsidération de la thèse selon laquelle le but de la pulsion serait la satisfaction.

Mais en fait se pose le problème de la nature même de la satisfaction pulsionnelle.

N’y-a t’-il pas un problème d’inadéquation de la pulsion même ?

Problème qui fait intervenir la notion de désir, moteur du registre du symbolique.

Car le désir surgit de cette non-satisfaction même de la pulsion.

Cette inscription de la pulsion quant à son objet dans le registre du désir,l’élève à une autre dignité que celle du besoin purement basic et animal,et articule son processus à la dimension intersubjective que le désir suppose dans le symbolique,règne du signifiant.

 

 

imaginaire, réel et symbolique .

Employé comme substantif, le terme d’imaginaire désigne l’un des trois grands registres ( avec le symbolique et le réel ).

L’imaginaire émerge sur le champs du symbolique avant d’être articulé au réel.

Il est l’ordre de tout ce en quoi le sujet se leurre, faute de reconnaître la primauté du symbolique, règne du signifiant, et dont tout effet imaginaire relève.

Le symbolique se caractérise par la répétition.

Et à cette répétition s’oppose la résistance motivée par l’imaginaire, comme point d’arrêt du procès d’ouverture permanente du signifiant, captif des mirages où se méconnaît le sujet.

Le réel quant à lui, est l’insupportable dans notre subjectivité,  l’impossible à symboliser.

Il ne faut pas l’assimiler à la notion de réalité.

Car en tant que tel, il représente plutôt une perturbation de la relation du sujet à la réalité.

Le réel n’est que rejet pour le sujet à travers une multitude de situations, qu’on pense par exemple aux addictions en tout genre, aux pesanteurs du temps avec comme corollaire l’ennui, et le sentiment de solitude.

D’où pour le réel d’être conçu, dans la structure humaine, comme registre d’organisation et d’agencement face à son appréhension, par l’être humain.

Cela pose le problème difficile de la nature de notre connaissance de la réalité, puisqu’elle consiste en une façon de peupler ce réel .

Et il est difficile de concevoir cela, indépendamment de la situation du sujet, dont l’appréhension du réel reste tributaire des particularités du symbolique.

 

 

 

 

Fin de cure et conscience de la participation au développement du langage

Nous sommes des parlêtres .

Les sciences du cerveau ne font que complexifier les tentatives de compréhension de l’être humain.

L’introduction de l’inconscient, et du processus primaire qui en constitue le mode de fonctionnement, marque l’intuition de l’existence d’un domaine régi non pas par le poids du concept et de la science, mais par le mouvement des signifiants éléments constitutifs d’un langage ( car soumis aux mêmes règles théoriques linguistiques ), soumis à un décryptage précis .

Les sciences du cerveau ne font que différer cette donnée fondamentale, et nient l’impossibilité d’accomplissement total de l’homme.

Nous sommes plus pensés que nous pensons.

Car nous participons à l’évolution d’un langage à notre insu.

C’est pour cette raison que des forces en nous, nous poussent dans des directions surprenantes, ou à l’inverse désolantes lorsque nous rencontrons des obstacles.

C’est à l’analyste que revient la tâche de s’atteler aux seules déterminations du langage ou symboliques.

Le signifiant

Le signifiant est une pensée et idée qui trouve son origine dans l’opération de castration, née du refoulement originaire, et ensuite répétée par les refoulements secondaires.

C’est ce qui le différencie du concept et de la science.

Cette dernière forclot ( forclusion ) la castration.

Tout le monde passe par la castration, et donc par le refoulement originaire.

La primauté du signifiant, élément constitutif du langage, sur le concept, démontre le caractère supérieur de la castration, qui constitue une connaissance exceptionnelle.

Et cette connaissance n’est pas cantonnée dans chaque sujet, car elle est inter-individuelle et trans-individuelle.

A la fin d’analyse le patient doit appréhender sa place dans la chaîne parlée.

S’il ne réussit pas sa fin de cure des éléments de la chaîne parlée qu’il porte en lui même, cette dernière insistera dans le for intérieur du sujet.

 

fin d’analyse I

La fin d’analyse, pour un être humain, est une délivrance, non pas seulement sur le plan physique mais surtout sur le plan moral.

La Psychanalyse confirme l’être humain en tant qu’exceptionnel.

Il devient une véritable forteresse imprenable, hermétique à tout message d’autrui, qu’à condition que ce message soit le sien propre.

D’où les difficultés qu’ont ceux  qui nous dirigent à nous diriger dans la réalité.

Même si ces dirigeants arrivent à le faire dans les apparences, via les manipulations, les tromperies se mettent en évidence et se répètent plus difficilement avec le temps, grâce à nos expériences respectives et à nos compréhensions des choses. ( Ce qui montre à priori, le caractère évolutif du langage, et notre participation à sa construction progressive).

Comme on le dit vulgairement, les dirigeants se mettent le doigt dans le nez .

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